Princesse Charlene de Monaco : 30 photos attendrissantes avec ses jumeaux Jacques et Gabriella
Comme le publie Madame Figaro dans une récente galerie consacrée à la princesse Charlene de Monaco, trente images composent un portrait au long cours d'une mère avec ses jumeaux Jacques et Gabriella.
Claire Vidal·mis à jour 02 août 2026

Ce qui frappe, en parcourant ces clichés qui s'étalent sur plus d'une décennie, c'est la manière dont l'intimité s'y dessine en creux — entre les gestes du quotidien et les apparitions officielles, entre la vulnérabilité des matins et la chorégraphie réglée des bals. Pour qui observe ces images comme on lit une partition, elles racontent autant la construction d'un lien que celle d'un personnage public, et c'est précisément ce glissement qui donne à la série sa profondeur.
Ce que la photographie princière révèle de l'image familiale
Les enfants, nés le 10 décembre 2014 au Centre hospitalier Princesse-Grace, occupent désormais le centre d'une narration que leur mère décrit avec une simplicité désarmante: « Mon quotidien tourne autour d'eux », confiait-elle au magazine sud-africain News24. Dans ces trente images, on voit se déployer les rituels qui structurent leur éducation — la voile, les cours sur le milieu marin, la plongée, l'initiation au sauvetage en mer — autant d'ancrages dans un paysage, dans un élément, dans un effort partagé. Charlene y transmet, par la répétition des gestes, ce qu'elle dit vouloir leur léguer: le goût de l'effort, le respect d'un environnement fragile, une certaine ouverture au monde.
Ce qui m'intéresse, en observatrice de ces images, c'est la place du silence. Là où tant de portraits de famille cèdent à la mise en scène, ces photographies semblent capter l'éphémère d'un regard échangé entre mère et enfants, d'une main posée sans raison sur une épaule, d'un mouvement que le photographe a su ne pas interrompre. La princesse Charlene, ancienne nageuse de haut niveau qui visait l'or olympique avant son mariage avec le prince Albert II en 2011, porte dans sa posture quelque chose de cette discipline du corps qui, paradoxalement, laisse toute sa place à l'abandon maternel. On devine, derrière la principauté, la femme qui a traversé une longue période de problèmes de santé au début des années 2020 — et qui affirmait avoir puisé sa guérison dans le soutien de son mari, de ses enfants et de sa famille.
Ce que cela change, concrètement, pour votre propre reportage
Je reçois souvent des futurs mariés qui parlent de « la belle photo » comme on parle d'un objet que l'on choisit. Or ce que cette galerie princière nous enseigne, c'est l'inverse: la force d'un reportage de mariage ne tient pas à la perfection formelle de l'instant, mais à sa vérité. Un regard qui dérive au mauvais moment, un éclat de rire saisi entre deux poses, une main qui cherche l'autre dans la foule — voilà ce qui résiste au temps, voilà ce qui, dix ans plus tard, fera encore battre quelque chose.
Quand vous échangez avec un photographe, demandez-lui moins une liste de poses qu'une vision du lien. Comment perçoit-il le silence entre deux personnes qui s'aiment? Quelle place laisse-t-il à l'imprévu du jour? Charlene elle-même, lorsqu'elle évoquait ses enfants dans une interview conjointe avec le prince Albert II accordée à Monaco Matin en novembre 2023, ne parlait jamais de leurs apparitions publiques mais de ce qu'ils incarnent: « Nos enfants représentent le futur de la Principauté. » C'est cette profondeur-là, ce refus du décor vide, qui donne à une image sa capacité de durer.
Observer ces trente photos, c'est aussi se rappeler qu'un grand reportage ne montre pas des personnages: il montre des liens. Et c'est ce que vous confie, presque malgré elle, le visage de Charlene quand elle pose les yeux sur ses enfants.